• J'ai une boule dans mon sein : kyste, fibrome ou autre tumeur bénigne ?Boule, kyste, fibrome, mastose, cancer... Les seins sont une partie du corps qui inquiète souvent les femmes. Quand s'alarmer, quand consulter, quels sont les examens à réaliser ? Explications et conseils du Dr David Elia*.

    Quelles sont les différentes sortes de boules bénignes ?
    Dr David Elia : On différencie la mastose, le fibrome (l'adénofibrome), le kyste, le lipome et le cancer du sein.....

    La mastose

    Rappelons que les seins sont des glandes mammaires dont la fonction est d'allaiter un bébé. Sous l'influence hormonale (par exemple variation du cycle, grossesse, pilule ou traitement hormonal de la ménopause trop dosés en estrogènes...), des sortes de boules ou plutôt des indurations peuvent se former dans les glandes mammaires. Elles se situent le plus souvent sur le côté, là où la glande est la plus riche, et font parfois mal. La mastose correspond donc à un emballement de l'activité de la glande mammaire. Elle disparaît dès que les sollicitations hormonales cessent.
    Les mastoses sont très fréquentes et inquiètent beaucoup les femmes, lesquelles consultent souvent pour ce motif. Il faut savoir que la mastose n'a aucune traduction radiologique, on ne voit rien sur la radio ou à l'échographie.

    Le fibrome (adénofibrome)

    Ce sont des tumeurs bénignes très fréquentes qui touchent plus souvent les jeunes filles vers 15-20 ans. Mais un fibrome peut aussi survenir à 35-40 ans.
    Ils ont la forme d'une boule très régulière de 1 ou 2 cm, comme une sorte de dragée dans le sein, et sont complètement indolores. La mammographie ou l'échographie permettent un diagnostic rapide du fibrome.
    Ce sont des tumeurs bénignes. Comme elles ne dégénèrent jamais, on ne fait rien, on les laisse le plus souvent en place. Par contre, lorsqu'un fibrome apparaît après 35 ans, on l'enlève par mesure de précaution car il existe des cancers qui ressemblent à des fibromes. Dans l'immense majorité des cas, l'intervention confirme qu'il s'agissait effectivement d'un fibrome.

    Le kyste

    Le kyste est une boule pleine de liquide (à l'inverse du fibrome qui est plein de fibres) d'1 à 1,5 cm ou plus (!). Cette boule apparaît souvent très rapidement. Lorsque le liquide fait pression, elle fait mal. Les kystes ne sont pas des cancers et ne dégénèrent jamais en cancer.
    Le diagnostic d'un kyste se confirme par la mammographie et surtout l'échographie.
    Lorsque les kystes font mal ou sont gros, on peut les vider en ponctionnant le liquide avec une aiguille.
    Il faut savoir que les seins produisent souvent des kystes, c'est presque physiologique, qu'il est généralement inutile de ponctionner.

    Le lipome et le ganglion

    Le lipome est une boule de graisse bénigne, plutôt rare. Il se détecte à la mammographie et à l'échographie et est généralement laissé en place.
    Quant au ganglion intra-mammaire qui se promène dans le sein, il est, là encore, généralement bénin et n'est pas ponctionné.

    Le cancer du sein

    Seul le cancer du sein est une tumeur maligne. Malheureusement, il n'y a pas vraiment de symptôme, excepté parfois la présence d'une boule. C'est pourquoi, même si les boules sont le plus souvent bénignes, mieux vaut consulter pour être sûr qu'il ne s'agit pas d'un cancer du sein.


    En conclusion, quand on trouve une boule dans son sein, on a 90% de chance que ce soit bénin- surtout avant 50 ans, ça ne veut pas dire pour autant qu'il ne faut rien faire ! Il faut aller voir le médecin qui, après un examen, prescrit généralement une mammographie ou une échographie.
    Et soyons rationnelles, la douleur n'est pas un signe péjoratif de cancer du sein, elle est au contraire plutôt rassurante. Il est toutefois indispensable de consulter pour s'en assurer.

    * Le Dr David Elia est gynécologue, rédacteur en chef du magazine GENESIS, leader de la presse gynécologique ; il publie régulièrement dans les revues scientifiques et est l'auteur de plus de 35 livres grand public. Il a également créé un site internet à destination des femmes : www.docteurdavidelia.com.
    Et enfin, le Dr David Elia est membre du comité scientifique d'e-sante.

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  • Je protège mon cerveau en soignant mon hypertensionJournée Nationale de Lutte contre l'hypertension
    16 décembre 2008

    "Je protège mon cerveau en soignant mon hypertension" est le thème choisi pour la Journée Nationale de Lutte contre l'hypertension. Ce message fort rappelle que la tension artérielle entre 40 et 60 ans conditionne l'état de son cerveau à 70 ans.

    L'hypertension peut provoquer des infarctus du myocarde, des insuffisances rénales, des accidents vasculaires cérébraux, mais aussi des troubles de la mémoire et des démences. Les études scientifiques récentes indiquent que le traitement d'une hypertension artérielle (HTA) est le seul moyen de prévention aujourd'hui reconnu comme efficace pour éviter les risques de démence et de maladie d'Alzheimer.

    L'hypertension artérielle, maladie fréquente

    L'hypertension artérielle (HTA) est une maladie fréquente à prendre au sérieux. Cette pathologie ne fait que se développer puisqu'on estime qu'elle touchera 1,5 milliard d'individus dans le monde à l'horizon 2020. Liée au surpoids, au mode de vie, à l'hérédité... elle concerne plus de 10,5 millions de Français qui sont traités avec des médicaments antihypertenseurs.
    Des Français ignorent encore leur hypertension. On estime que 20 % des plus de 50 ans souffrent d'hypertension sans le savoir. A l'occasion de la campagne 5 minutes d'@tension réalisé à bord des trains iTGV du 12 au 18 mai 2008, 2 280 mesures de tension ont été effectuées chez des voyageurs. Résultat : 20 % présentaient à deux reprises des chiffres supérieurs à 140/90 mmHg, le seuil reconnu comme définissant l'hypertension artérielle.
    Le plus souvent, ce sont des hommes entre 35 et 55 ans qui ne sont pas dépistés ou qui sont dépistés et non traités. En outre, seulement 11 % des Français de plus de 40 ans considèrent l'hypertension comme un problème sérieux. Pourtant, certaines conséquences peuvent être graves.

    L'HTA négligée menace le cerveau

    L'hypertension artérielle malmène nos artères, elle est responsable de nombreuses lésions au niveau de la paroi des artères. Toutes les artères sont indispensables, mais celles du cerveau le sont davantage puisque si le sang n'arrive plus au cerveau, cela engendre une mort certaine ou de graves séquelles. Une des premières conséquences est l'accident vasculaire cérébral (AVC). C'est la 3ème cause de décès en France et la 1ère cause de handicap. L'hypertension peut aussi provoquer des infarctus du myocarde.
    De plus, des études très récentes ont souligné l'impact des facteurs vasculaires, en particulier l'hypertension artérielle, sur le déclin cognitif. Une hypertension négligée provoque petit à petit, à bas bruit, des petites lésions au cerveau qui aboutissent à terme à une perte progressive de certaines fonctions du cerveau comme la mémoire ou le raisonnement. Ces lésions favorisent la survenue de la maladie d'Alzheimer ou d'autres démences. La tension entre 40 et 60 ans conditionne donc l'état du cerveau à 70 ans et plus.

    Soigner son hypertension=protéger son cerveau

    Aujourd'hui, le nombre d'individus atteints de démence dans le monde est de 20 millions et sera de 80 millions en 2040. Avec le vieillissement de la population et l'allongement de l'espérance de vie, la prévention des démences devient un vrai enjeu de santé publique. On sait maintenant que l'hypertension à un âge moyen de la vie est un paramètre fortement prédictif d'une détérioration du fonctionnement de notre cerveau plus tard.
    Soigner son hypertension est donc capital pour protéger son cerveau de demain. "De nombreuses études ont récemment démontré que les traitements hypertenseurs ont un effet protecteur sur les fonctions cognitives y compris la maladie d'Alzheimer. C'est même le traitement qui a le plus haut niveau de preuve d'un effet préventif sur ces maladies qui inquiètent tant" indique le Pr Jean-Jacques Mourad, Président du CFLHTA.

    Conseils pour préserver son capital "neurones"

    Connaître sa tension artérielle en la faisant mesurer au moins une fois par an au moins ;
    Voir avec son médecin s'il est possible de simplifier la prise des médicaments ;
    S'organiser un minimum pour ne pas être en panne de médicaments ;
    Se rendre chez le pharmacien avant la fin de la boîte de médicaments. Néanmoins, le pharmacien a la possibilité de délivrer les médicaments contre l'hypertension même si l'ordonnance est arrivée à terme, en attendant une prochaine consultation ;
    Au-delà du traitement, il faut adapter son mode de vie. Se savoir hypertendu est une motivation supplémentaire pour pratiquer une activité physique et arrêter de fumer. Une bonne hygiène de vie est une aide supplémentaire pour préserver sa tension aujourd'hui et sa santé cérébrale de demain.


    A l'occasion de la Journée Nationale de Lutte contre l'hypertension, le CFLHTA publie un nouveau livret pratique sur cette maladie. Intitulé "Je protège mon cerveau en soignant mon hypertension", il veut informer plus particulièrement les plus de 40 ans afin que ceux-ci réalisent qu'en avançant en âge, leur tension conditionne l'état de leur cerveau. Vous trouverez ce guide dans certaines pharmacies et cabinets médicaux. Vous pouvez aussi le demander au CFLHTA ou le télécharger sur leur site www.comitehta.org
    Et si à l'occasion de cette Journée, vous alliez faire mesurer votre tension ?


    Source : communiqué de presse, CFLHTA, 2 décembre 2008


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  • JUS DE CANNEBERGE, LE CONFORT DE LA VESSIEJus de CANNEBERGE – Vaccinium macrocarpon –
    Le Jus de CANNEBERGE contribue à diminuer la fixation de certaines bactéries E.coli sur les parois urinaires (*).
    Ce Jus de CANNEBERGE contient une forte proportion de proanthocyanidines qui tonifient les vaisseaux présentant un intérêt certain en cas de varices, hémorroïdes et fragilité capillaire.
    (*) – Avis AFSSA du 03/12/2004 –

    Flacon de 250 ml -
    Portion journalière recommandée : une dose de 10 ml du bouchon doseur diluée dans un grand verre d'eau apporte 36 mg de proanthocyanidines.

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